... et textes courts !


Si vous avez lu la page "Auteur", vous savez qu'en plus d'écrire des romans, je suis musicien; métier que je pratique depuis 14 ans (en Pro).

Ce faisant, j'ai écrit des textes courts et aussi composé des chansons pour les accompagner.

Ces compositions reflètent mon cheminement, depuis les premiers accords de guitare jusqu'à mes romans...

 

Si vous voulez les commenter, passez par l'onglet "contact" ou le blog.

Pour info, elles sont compressées en MP3 sur le site.

Je les compilerai sur un CD en qualité supérieure si la demande s'en fait sentir...

Bonne écoute.


M & N (écrite et composée en 2008)

 

Pas vraiment préparé et pourtant, elle

blanchit tes nuits, grise tes envies ; tu broies du noir. Comment fait-elle ?

Fini les pannes d’inspirations pour coucher ta nouvelle.

Vingt-six choix possibles, mais toi ta lettre favorite dans l’alphabet c’est L

 

Si l’addition de ces deux êtres nus entraîne

l’équation à 2 inconnues dans un espace clos nous mène 

(vers) un monde plus ou moins X, où des Y viennent

semer le doute sur l’issue de l’affrontement de ces guerriers au cœur de l’arène

 

Y’a même pas une petite lettre qui sépare M et N.

Et seule la raison maintient l’espace pour contrer la deuxième.

Mais c’est si bon d’ouvrir le livre et de voir comment ça s’enchaîne.

Défiler les pages et les chapitres pour comprendre enfin la valeur du mot « Aime »

 

Et tous ces fanatiques de Dieux, ces fous de haine,

priant leur Être suprême, changeant le sens des écritures anciennes ;

justifient, puisent dans les textes, leurs attitudes obscènes.

Mais dites-moi dans quels versets donne-t-on le droit de massacrer des innocents par centaines



Pourquoi ? (écrite et composée en 2008)

 

Parce que le plus gros des prédateurs ne tue que par faim.

Et parce que lui n’a jamais su autre chose que son instinct.

Parce qu’à manger le petit, le plus gros lui doit la vie.

Et parce que tout ça s’équilibre, doucement.

 

Parce que la fleur grandit, protégée par le vieux Chêne

Et parce que lui doit sa survie, à l’eau fraîche dans ses veines.

Mais le poison peut apparaître, et l’eau souillée tuer l’ancêtre

Et là plus question d’équilibre, la fleur aussi va disparaître.

 

Prérefrain

 

1, 2, 3, 4, 5, 6 et quelques milliards

Sur une planète dont il s’empare.

Modeler le monde entier comme il l’entend

La nature l’apprenant à ses dépens.

L’homme puissant se croit au-dessus de ses lois,

Le haut de l’évolution crachant sur le bas.

10 000 ans passés sur des millions d’années

À ronger jusqu’à l’os cette terre et pourquoi ?

 

Oui pourquoi ?

La couleur or vaut elle plus que le vert ?

Le liquide noir régit-il nos affaires ?

Et tout ce rouge qui n’apporte rien, que la domination d’une poignée d’humains.

 

Parce que les Tigres, les Éléphants, Baleines et Gorilles

Regardent l’homme avançant, comme la boule couche les quilles.

Parce que le bois tombe sous les coups, de la hache qui le saigne;

Chute avec lui tout un bout de la chaîne.

 

Parce que la douce caresse de l’eau ramène à la source.

Et parce que sans H²O, dans les jardins plus rien ne pousse.

Parce que la tache qui englue, l’oiseau venant là se repaître,

Brise la vie une fois de plus, et la triste fin se répète

 

Prérefrain

 

Le trésor c’est le billet vert, avoir quelle que soit la manière.

Tant de massacres pour posséder, et atteindre le haut du panier,

En oubliant le demain, en changeant le tout en rien

 

Pourquoi aller piller terre et mer ?

Pourquoi posséder plus qu’hier ?

Pas de deuxième chance d’essayer,

Une seule planète pour éponger

Toute l’eau, la sève, le sang versé, pour tous ceux qui oublient ce qu’ils doivent payer.



Je pars (écrite et composée en 2009)

 

Je pars très loin d’ici.

Bien trop longtemps endormi.

Sortir finalement du cadre,

Du noir et blanc à la couleur.

Plus de routes ni de plans de carrière.

Plus de roi m’imposant comment faire.

Fuir les cases, ouvrir les tiroirs,

Reprendre possession de mon histoire.

 

Écrire enfin les pages de mon bouquin,

Sans m’faire imposer la fin,

Sans qu’on veuille me coller une étiquette,

Sans que j’me couche sur une banquette

D’un carrosse que je n’peux pas m’offrir,

Parc'que d’jà trop d’crédits à amortir.

Et toutes ces choses qui font que je trime.

Je pars..., mon banquier n’est pas magnanime !

 

En laissant toute cette merde derrière,

Poursuivre mes chimères

Et croire qu’ailleurs je ne s’rais plus débiteur.

Je résilie l’abonnement à cette vie,

C’ n’est pas ce à quoi j’avais souscrit.

Et dans ma tête un orage

Brise mon dernier point d’ancrage.

 

Seul avec la nature, sans horaires de fermeture.

Les éléments en emplissant mes sens,

L’homme brille par son absence.

Libéré de tous ces cristaux liquides,

Le temps s’affiche maintenant en rides,

Tous les soirs l’écran d’ma télé

C’est tout c’que mon regard va embrasser.

 

J’vois plus le bout de cette révolution,

Mes préjugés signent la reddition.

Soudain, le sourire sur mes lèvres se fige,

En coupant là net ma voltige.

Et ma tête tourne sur l’oreiller,

Mon réveil vient de sonner.

S’éloignent alors tous mes fantasmes,

Je r’prends ma place dans ce marasme.

 

Je ne pars plus...


Julien Morit - auteur de "Cent minutes" et "32 possibilités"

Julien Morit

8080mots, Julien Morit, numéro 1

Cent minutes, 32 possibilités, numéro 1