La gestion du temps

(ou, comment éviter d'en perdre ?)

S’il est bien une notion importante dans notre monde actuel, c’est bien celle-ci.

Entre les différentes sollicitations que sont : les appels téléphoniques, les mails, Internet en général, les enfants, les animaux..., il est dur de s’isoler pour écrire sereinement.

C’est pourtant primordial pour « accoucher » d’une histoire qui soit la plus intéressante possible. Hélas, je commence juste à me rendre compte de la « pollution cognitive » que représente Internet dans son ensemble.

En effet, s’il est agréable d’avoir le monde à portée de main, et donc des informations utiles lors de l’écriture (afin de vérifier le visuel d’un monument, connaître l’histoire d’un personnage célèbre, citer des phrases en étant sûr de leur provenance — mais peut-on l’être vraiment ? —, etc.), l’accès à ce vaste univers plus ou moins virtuel peut vite devenir chronophage.

Ainsi, d’une simple vérification de donnée géographique, l’on finit par se retrouver à étudier l’histoire d’une peuplade disparue. Résultat : on sort de l’histoire...


Le retour du plan !


Cette fois, il y en aura un !

Cinquante versions de "Cinquante nuances..."

Il pourrait paraître surprenant de voir un TOP 50 des ventes de livres être composé pour majorité par le même livre. C’est pourtant ce qui est en train d'arriver...

Sur les cinquante (oups) meilleures ventes de livres sur Amazon, vingt sont dans la droite lignée du fameux roman traitant des relations sadiques entre Christian et Anastasia.

Exploitation d'un filon jusqu'à l’écœurement, absence de prise de risque ; ou, à l'instar des producteurs de cinéma, on privilégie la déclinaison d'un concept sous toutes ses formes (prequel, sequel, reboot...) plutôt que d'innover. Je ne crois pas à un manque d'imagination des écrivains ou des scénaristes, plutôt une frilosité générale face à la peur du plantage industriel.

En attendant, « 32 possibilités » est aux frontières du TOP 100 !

Peut-être devrais-je mettre plus de sexe dans mes romans ?


Genre littéraire

J'ai parfois le droit à une grimace lorsque j'explique aux gens le style de mes romans, à savoir: un mélange d'intringue/suspens avec une pointe de fantastique.

C'est le mot "fantastique" qui semble poser problème à quelques personnes. Et si ce mot pose problème, c'est souvent parce qu'il n'est pas compris. En effet, il n'est nullement question de vampires, trolls, ou autres nains dans ce genre littéraire (ces créatures pouvant rebuter certains lecteurs). Plutôt que ces personnages étranges, voici à quoi vous attendre avec la pointe de "fantastique":

Le fantastique est un genre littéraire que l'on peut décrire comme l’intrusion du surnaturel dans un contexte réaliste, autrement dit l’apparition de faits inexpliqués et théoriquement inexplicables dans un contexte connu du lecteur. Ce que les personnes qui y font face (ou par extension le lecteur) ne trouvent pas "normal".

Voilà, j'espère vous avoir éclairés...


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Julien Morit - auteur de "Cent minutes" et "32 possibilités"

Julien Morit

8080mots, Julien Morit, numéro 1

Cent minutes, 32 possibilités, numéro 1